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À la suite de la mort d'un lycéen au Kremlin-Bicêtre, Luc Chatel déclarait début février que la sécurisation des établissements scolaires serait accélérée. On ne peut évidemment que prendre acte d'une telle sollicitude pour la sécurité des établissements, dans un contexte de violence qui augmente. Mais la méthode du gouvernement est-elle adaptée ?
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Lors de ses vœux au monde de l'Éducation du 11 janvier 2010, Nicolas Sarkozy a jugé « déplacés » les propos de la Conférence des grandes écoles qui « désapprouvait la notion de quotas » entraînant « une baisse du niveau ». Cette réaction fait suite au souhait du gouvernement de porter à 30 % la proportion de boursiers dans les grandes écoles.
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Alors que les missions des enseignants se complexifient et appellent un professionnalisme croissant, le gouvernement effectue un bond en arrière de 30 ans en faisant le choix d'une formation universitaire généraliste qui prime sur la formation professionnelle. Le projet soulève non seulement l'opposition des syndicats, mais également des présidents d'université et des directeurs d'IUFM qui affirment leur « consternation face aux propositions des ministres ».
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C'était attendu, nombre d'observateurs l'affirmaient, c'est désormais avéré : l'assouplissement de la carte scolaire, tel qu'il est conçu, est une mesure néfaste. Un récent rapport de la Cour des comptes sur « L'articulation entre les dispositifs de la politique de la ville et de l'Éducation nationale dans les quartiers sensibles » le montre.
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Nicolas Sarkozy a présenté le 13 octobre une réforme du lycée pour le moins allégée. Si elle a au moins l'avantage de ne pas allumer de brasier, à la différence de celle présentée en 2008 par Xavier Darcos, elle ne peut guère susciter d'enthousiasme.
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Le président de la République l'a demandé. Branle-bas de combat : l'heure est à l'histoire des arts ! Nos jeunes élèves manquent de culture : faisons de l'histoire des arts de l'école primaire au lycée, et mobilisons pour cela tous les enseignants, dans (presque) toutes les matières…
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En 2009, 120 000 jeunes sont sortis du système scolaire sans diplôme. Il s'agit de jeunes n'ayant aucun niveau de qualification reconnu et cela parce qu'ils ont quitté l'école avant la fin d'un CAP ou d'un BEP ou après la seconde, parfois même avant 16 ans, l'âge de la fin de la scolarité obligatoire. Ce phénomène inquiétant vient contredire les derniers chiffres enregistrés à la baisse entre 2001 et 2005 du ministère de l'Éducation nationale.
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Depuis plusieurs années consécutives, les discours préconçus sur le baccalauréat refont surface : son organisation, son utilité et sa valeur sont au cœur du débat du système éducatif. Le bac dans sa version actuelle a-t-il encore un avenir ou faut-il supprimer cet examen unique en Europe, créé par Napoléon en 1808 ?
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Sur fond de crise universitaire, on a pu réentendre les idées reçues sur l'enseignement français : peu efficace, peu compétitif, produisant peu de diplômés, son niveau ne cessant de baisser…
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Le ministère de l'Éducation nationale a publié en avril les indicateurs de résultats des lycées dont les données présentées par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) sont sérieuses et étoffées. On peut néanmoins douter de l’impact positif de ces indicateurs, car parmi les trois présentés, un seul prévaut dans l’opinion : les résultats au baccalauréat.
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